Baby 'cause in the dark.

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MiiFagFace™
L. Darling.


17 ans.
16/07


Seule.
Amoureuse.


Arrogante.
Assume totalement.


Méchante.
Adore sa vie ainsi.


Tous les dessins (sur les articles, le fond de mon blog et l'image perso de celui et de mon profil) sont faits par moi.
Alors si vous voulez le prendre ou le mettre sur votre blog, je vous oblige au moins à mettre un lien vers mon blog.

Merci.

- L. Darling.

# Posted on Thursday, 29 October 2009 at 12:51 PM

Edited on Monday, 02 November 2009 at 12:03 PM

L.Darling ,Texte 1 - Morning blasphemes

L.Darling ,Texte 1 - Morning blasphemes
Rayon. Traversant cette vitre couverte de buée, s'allonge sur ces draps blancs cramponnés sous le poids de mon corps. Pourtant, je ne sens pas la gravité me tirer vers le sol.

La chaleur que cette lumière émet, caresse mon visage d'un geste tendre. Mes yeux s'ouvrent, aveuglés par cette intensité, je referme les yeux. Mon bras par dessus.

J'ai quitté ce lit qui me tenait tant à coeur, un pied devant l'autre j'avance vers le vide, je n'entends ni toi ni moi. Je traverse le salon, les rires et les baisers doux, voyant toujours ce cendrier inutile et vide que nous n'avions jamais touché. Ces verres dans lequels des gouttes d'eau et d'alcools d'arômes envahissants coulent sur les parois laissant des traces du passé.

C'est étrange que je ne trouve pas une belle trace de ce qu'on était, je ne vois plus ces tasses de café des matinées, trainer sur notre petite table couverte de miettes de pains. La cuisine est restée bien rangée, propre, elle brille. Un peu trop, aucun signe de vie ou de sentiments. C'est creux. Un son parvient à raisonner. C'est creux. J'entends mes pas.

Les placards sont ouverts, il ne reste plus que quelques robes et sandales de ces soirées débordantes d'adrénaline et d'intimité inimaginable. Je regarde ces vêtements, je les touche, je les embrasse. Ton odeur y reste, ils tatouent ces tissus doux.

Silence.


Tout d'un coup, silence.


D'où vient ce silence?


Quand je m'approche de la sortie, pourquoi est-ce que mon coeur bat de plus en plus vite? Comme si mon coeur tout d'un coup s'arrêtera, au moment où je verrai au sol la disparition de...

Ca y est, j'y suis. Je ne les vois plus. Cette paire que tu enfilais tous les jours avant de me dire "Bonne journée." avec ce sourire naïf et enfantin.

Tout doucement, je lève la tête, je vois cette porte. Je l'observe, tout est normal. Elle était comme on la laissait avant de dormir. Verrouillée.

Inutile de demander "Reviendras-tu?".
Voire "Où es-tu?".


Elle est verrouillée, tu ne pourras plus rentrer. La clé de ce monde, se trouve en face de moi, au sol, à quelques centimètres de l'entrée que tu fermais tous les jours, en me laissant avec ton "A ce soir".

A genoux, un rideaux de cheveux se forment autour de mon visage, mes mains se posent sur mes yeux. Je sens la pluie délicate sur mes doigts.


"Bonne journée, à ce soir. Au revoir." Ces mots quittent mes lèvres, respiration écrasante.







- L. Darling.


Illustraion par MiiFagFace. ©







# Posted on Monday, 02 November 2009 at 8:03 AM

Edited on Monday, 02 November 2009 at 11:02 AM

L. Darling, Texte 2 - A tes côtés, c'est impossible.

L. Darling, Texte 2 - A tes côtés, c'est impossible.
Je suis venue. Comme tous les mois. Je viens, j'ai une raison, une bonne. Mais qui dit que je n'en ai pas une autre?
Toujours le même plan, toujours les mêmes gestes. J'ouvre la porte, la petite cloche qui y est accrochée sonne. Tu te retournes et tu me posse la même question à chaque fois.

"Ah bonjour! Comme d'habitude?"

Je suis timide. Je l'ai toujours été, je ne pense pas pouvoir changer. J'ai toujours la tête mi-baissée, je sens que mes joues prennent une chaleur incroyable et une couleur écarlate. Ce sentiment étouffant et pourtant plaisant. "Oui". Ce mot si subtile que ma voix répète excessivement dans la vie. Dans ma vie. Après avoir répondu rapidement, je file m'assoir. Au moment où je m'installe, je suis face à moi même. Je me vois, je m'observe et je trouve tous ces défauts qui me rendent triste et complexée.

Le temps passe et j'entends le son de l'horloge, tic tac tic tac. Mes mains posées sur mes genoux, je m'agrippe à ma robe, je serre au point de la déchirer. C'est l'impatience.

Tes mouvements suivent un rythme musical que mon coeur ne peut décrire. De nouveau je regarde mon visage, c'est ce que je veux te faire croire. Mais à travers de cette glace je ne vois que toi et ta silhouette si fine, si gracieuse.

"Attends j'ai presque fini avec cette dame".

Oui j'attends. Cette intervalle de temps inoubliable, je te vois exercant ta passion. Ne serait-ce peut-être pas la grande et plus nobles des passions, mais je te regarde. Contemplation. Une forme de méditation engouffrante qu'on ne peut expliquer.

Perdue, dans mes questions interminables. Surtout au moment précis que je vois ton sourire, sincère, mélancolique et pourtant chaleureuse.

Tes ciseaux, argentés, brillants. Une élégance. Chaque rupture qu'ils entrainent, je vois ces fils tomber. Chaque mois, ils subissent la même chute. Mais la couleur est variante. Blonds, roux, bruns, chatains, blancs, noirs. Un arc en ciel peu banal est donc dessiné au sol. Sous tes pieds, sur tes chaussures se forment des traisses formées par ces fils.

Pas à pas, je te vois t'approcher, je coupe ma respiration pendant quelque secondes. Je me perds. Que dire? Que faire? Rien. Voici ma conclusion. Rien. C'est si simple, tellement simple que cette simplicité débordante me rend mal à l'aise. Nous sommes désormais seuls.

Tous deux face à ce miroir, tu me regardes à travers celui ci. Tu souris. Ta main sur mon épaule, tu caresse ma chevelure tendrement. Tes ciseaux, exercent son art sur moi. Avec délicatesse, je ne peux que sourire face à toi. Sentant ma paupière inférieur se remplir, une goutte s'écroule sur ma joue.

As tu vu? Elle est pour toi, elle tombe lentement. Traversant une vallée entière, descendant vers l'abysse. Tu y poses ta main, la sauvant de la chute fatale.

Tu la prend. Ton visage s'approche. C'est la première fois que tu es si près. Et de plus en plus près, tes yeux plongent dans les miens. Je ne comprend pas pourquoi ton regard est si dévoreur.

Ta respiration, cette chaleur intense je la sens.

Nos lèvres s'emmêlent. C'est cette danse, une valse qui nous emporte vers un monde lointain.

Mais toute histoire à une fin.

Face à ce geste, tu recules. Tu me regardes. Tu me dis que tu as fini. Que je peux partir.
Qu'essaye-tu de me dire? "C'est impossible." A voix basse, oui, mais je t'ai entendu.
Tu as dévié ton regard mais je l'ai vu. Tu t'éloingnes mais tu t'approches de mon âme.

Oui c'est l'impossible.


D'une voix tremblante un "merci" bref s'échappe de mes lèvres. Je ne sais si il t'a atteint... Je ne veux pas qu'il t'atteigne. Car ce mot clos notre histoire.

(...)


Je reprends donc mes gestes habituels.

J'ouvre la porte, toujours écoutant cette cloche sonner, le vent vif frôlent mes cheveux coiffés. Ce vent caresse mes larmes. La main sur la poignée d'orer, froide. Cette fois ci tu n'es pas venu saluer mon départ, tu restes les yeux sur moi. D'un air déçu. Te décois-je?

C'est impossible. Je vois maintenant, j'ai tenté l'impossible. Ceci reste impossible.

"Papa qui est-ce? Elle est si jolie."

Dos tourné vers toi, j'entends cette petite voix, si faible mais si belle.
Elle est là, cette petite, s'accrochant à ta main.

Je pars.

Car c'est impossible.





- L. Darling.


Illustraion par MiiFagFace. ©

# Posted on Monday, 02 November 2009 at 11:15 AM

Edited on Tuesday, 03 November 2009 at 3:12 AM

L. Darling, Texte 3 - Que la mer m'inspire une beauté inaccessible.

Je marche. Oui je marche. Sur un étendu de grains dorés qui continus sur trois kilomètres, voire plus.
Je ne sais vers où celà mène et je ne cherche pas à savoir, car le destin n'est pas à connaître. Mais à découvrir.
Sans angoisse, je pense à ces jours de larmes et de joie que nous avons partagé. Une histoire sans fin, captivante mais peu glorieuse malgré sa beauté inartificielle.

L'horizon brille comme reflet éblouissant à l'arrivée du soleil dans ces bras, diffusant des couleurs de chaleurs, de feu, des nuances de violet, gris. Le vent porte l'odeur des 20 000 lieues sous les mers et me voilà entrain de virer vers le monde fabuleux du capitaine Nemo imaginé par J.Vernes. Sentimentale, oui je le deviens et je ne sais comment m'arrêter. C'est tout simplement les vagues salées qui m'emportent. Doux berceau de la naissance des êtres les plus humbles et colorés de notre globe.

La musique que chante cette plaine bleue est éternelle, comment comparée une telle beauté à la musique d'aujourd'hui? Non, on ne peut pas. Elle porte une histoire que nul ne pourra raconter avec des mots. Ces jours de pirates, l'aventure des grands aventuriers, les blessures que les batailles ont laissé. Comme un tatouage, ces éléments restent ancrés.

Poésie. Poésie qui débordent de mon coeur, mes pieds couverts de sables fins, ils s'y enfoncent doucement. Lentement, je vois ces grains d'or changer. D'une couleur chaleureuse à un gris opaque. Le roi Soleil quitte le ciel pour s'aventurer dans les nuages, le temps d'un rêve sans peines. Le vent cesse, l'orchestre part, Madame Lune arrive. Les étoiles l'accompagnent. Le chant cesse mais la danse commence. Arrivant au bout de l'étendu grisâtre je retrouve un souvenir que j'ai caché, que j'ai protégé. Je ne veux perdre ce souvenir.

Sous une pierre sur laquelle est inscrite notre histoire, couverte de verdure aquatique que j'ôte délicatement avec mes doigts. Au contact de cet édifice je ne vois que toi. Oui toi, là haut. Le jour on s'est rencontré et on s'est quitté avant que ton âme traverse la dernière porte.

"Ce flux de souvenirs que gardent tes chansons, sera la clé au monde unique de la mer salée.
Un voyage, un rêve.
Tous les ans reviens moi même si mon corps n'y sera, chante ces chansons et les vagues seront ma voix.
Avec toi je chanterai, avec mon coeur à jamais.

- S."


Oui cette lettre reste dans cette boîte que nous avons caché et gardé. Précieuse qu'elle est.
Finalement, malgré ton cruel destin tu as pu voir sans regret la beauté de ce que nous aimions tant.

Sous ses étoiles, nos pieds dans l'eau, nos lèvres s'entremêlent historie d'une promesse.

Adieu.

- L. Darling




Bonjour,

Je tiens à m'excuser pour ce texte court mais m'est très important. Il s'agit d'un témoinage.
Le dessin montre Béatrice Martin, chanteuse de Coeur de Pirate, mon idole.
Je trouve que cette image reflète en quelque sorte le texte.

Je n'ai rien d'autre à dire.
Bonne lecture.

- Darling.
L. Darling, Texte 3 - Que la mer m'inspire une beauté inaccessible.

# Posted on Saturday, 28 November 2009 at 3:28 PM

Edited on Monday, 30 November 2009 at 2:01 PM